Assemblée de prière du mardi 15 Septembre 2020 -

Assemblée de prière du mardi 15 Septembre 2020

Séance d’enseignement

Thème: Chretien, chretienne; exerce ta foi et manifeste la gloire de Dieu.

PLAN

INTRODUCTION
I- CLARIFICATION DES NOTIONS DE “FOI” ET “GLOIRE DE DIEU”
II- LA FIGURE DE PIERRE
III- L’ENGAGEMENT PERSONNEL ET COMMUNAUTAIRE
CONCLUSION

Introduction

« Par les mains des apôtres il se faisait de nombreux signes et prodiges parmi le peuple…

Ils se tenaient tous d’un commun accord sous le portique de Salomon, et personne d’autre n’osait se joindre à eux; mais le peuple célébrait leurs louanges. Des croyants de plus en plus nombreux s’adjoignaient au Seigneur, une multitude d’hommes et de femmes…

… à tel point qu’on allait jusqu’à transporter les malades dans les rues et les déposait sur des lits et des grabats, afin que, tout au moins l’ombre de Pierre, à son passage, couvrît l’un d’eux. La multitude accourait même des villes voisines de Jérusalem, apportant des malades et des gens possédés par des esprits impurs, et tous étaient guéris. » Ac 5, 12-16

Chant: Vous rececrez une puissance venant du Seigneur…

Ce chant que nous venons d’écouter s’inspire des dernières paroles du Christ rapportées par Luc dans Ac 1, 8 « Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. »

Le Christ faisait cette promesse aux apôtres, c’est à dire des gens qui ont reçu son appel, qui y ont répondu, qui ont vécu avec Lui, ont vu ces oeuvres, et ont cru en Lui et en ces oeuvres. Ce sont eux qui par la puissance du Saint-Esprit et leur foi témoigneront désormais du Christ et de ses oeuvres en proclamant son oeuvre de salut (ce qui fait que “les coeurs sont touchés” comme l’exprime le chant) et en accomplissant des signes (ce qui fait que “les malades sont guéris” comme l’exprime le chant).

Le passage que nous avons entendu tout au début (Ac 5, 12-16) constitue l’une des multiples manifestations de la réalisation de cette promesse; la promesse elle-même ayant été réalisée à la Pentécôte.

Dans ce texte, nous revoyons encore les apôtres (ceux à qui Jésus avait promis L’Esprit) dont Pierre. Mais nous pouvons remarquer aussi que le groupe s’est élargi et ceci par le moyen de la foi: « Des croyants de plus en plus nombreux s’adjoignaient au Seigneur, une multitude d’hommes et de femmes…» (Ac 5, 14). L’autre remarque est que c’était non seulement des hommes de foi mais également des hommes d’action: « Par les mains des apôtres il se faisait de nombreux signes et prodiges parmi le peuple…» (Ac 5, 12)

Ils formaient une communauté et étaient l’attraction du peuple et des contrées voisines: « Ils se tenaient tous d’un commun accord sous le portique de Salomon, et personne d’autre n’osait se joindre à eux; mais le peuple célébrait leurs louanges (…) La multitude accourait même des villes voisines de Jérusalem, apportant des malades et des gens possédés par des esprits impurs, et tous étaient guéris. » (Ac 5, 12b.14)

Aujourd’hui, cette communauté d’hommes et femmes de foi et d’action, c’est nous. C’est pour cela qu’il a plu au Seigneur dans sa bonté de nous entretenir sur le theme ci-après: CHRETIEN, CHRETIENNE; EXERCE TA FOI ET MANIFESTE LA GLOIRE DE DIEU.

Le développement de ce theme se fera autour de trois grands points. Dans un premier temps, nous ferons une clarification des notions de “foi” et “gloire de Dieu”. Ensuite nous allons nous interesser à la figure de Pierre afin de voir quel a été le parcours de cet homme dont l’ombre pouvait guérir les malades. Enfin, nous parlerons de l’engagement personnel et communautaire.

I- Clarification des notions de “foi” et “gloire de dieu”

La foi est d’abord une adhésion personnelle de l’homme à Dieu ; elle est en même temps, et inséparablement, l’assentiment libre à toute la vérité que Dieu a révélé. En tant qu’adhésion personnelle à Dieu et assentiment à la vérité qu’il a révélé, la foi chrétienne diffère de la foi en une personne humaine. Il est juste et bon de se confier totalement en Dieu et de croire absolument ce qu’Il dit. Il serait vain et faux de mettre une telle foi en une créature (cf. Jr 17, 5-6 ; Ps 40, 5 ; 146, 3-4). CEC N° 150

L’Épître aux Hébreux définit la foi comme  » (…) la garantie des biens que l’on espère, la preuve des réalités qu’on ne voit pas  » (He 11, 1). La bible regorge de nombreux exemples allant dans ce sens mais nous allons juste mentionner deux. D’une part nous avons Abraham qui, mis à l’épreuve, « eut foi en Dieu » (Rm 4,3) et qui a toujours obéi à son appel ; c’est pourquoi il est devenu « le père de tous ceux qui croiraient » (cf. Rm 4, 11.18). D’autre part nous avons la Vierge Marie qui, pendant toute sa vie, a réalisé de la façon la plus parfaite l’obéissance de la foi : « Qu’il me soit fait selon ta Parole » (Lc 1,38).

Selon l’évangéliste St Jean, la foi est la nouvelle condition pour devenir enfant de Dieu (Cf Jn 1.11-13). Elle nous rend participant au salut du Christ. (Jn 20. 30-31).

La gloire au sens biblique est la présence de Dieu se communiquant à l’homme de façon de plus en plus intime (Cf Ex 24, 16+). Elle exprime également la majesté inaccessible et redoubtable de Dieu (Ex 3, 6; Ex 33, 18-23; 1 R 19, 13; Is 6, 2)
Dans le Nouveau Testament, cette gloire de Dieu se manifeste en Jésus (Jn 1, 14+; Jn 11, 40; 2 Co 4, 4; 6). Jésus seul a contemplé Dieu son Père (Jn 1, 18; Jn 6, 46; 1 Jn 4, 12)

Pour les hommes, la vision face à face est réservée à la béatitude du ciel. (1 Co 13, 12; 1 Jn 3, 2)

Selon saint Irénée, « La gloire de Dieu, c’est l’homme vivant, et la vie de l’homme, c’est la vision de Dieu ». Mais cette vision autrefois mise à mal par le péché sera restaurée par le Christ. C’est pourquoi l’apôtre Paul nous dira dans Romains 3, 23-24 « Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu; et ils sont justifiés par la faveur de sa grâce, en vertu de la rédemption accomplie dans le Christ Jésus ».
Dans notre cas, ici, manifester la gloire de Dieu, c’est témoigner de lui, à travers nos oeuvres, notre engagement, notre implication dans les activités communautaires; c’est parler du Christ à ceux qui ne l’ont pas encore reçu. Autrement dit c’est faire la volonté de Dieu en poursuivant son oeuvre d’évangélisation. La gloire de Dieu, c’est que nous devenions des chrétien(ne)s engagé(e)s à l’image des apôtres dont Pierre.

II- La figure de Pierre

« Par les mains des apôtres il se faisait de nombreux signes et prodiges parmi le peuple (…) à tel point qu’on allait jusqu’à transporter les malades dans les rues et les déposait sur des lits et des grabats, afin que, tout au moins l’ombre de Pierre, à son passage, couvrît l’un d’eux. » (Ac 5, 12a; 15)

Dans cet extrait, la personne de Pierre et toute la puissance qu’elle dégage ne sauraient passer inaperçues. On croirait avoir à faire à un surhomme pour ne pas dire un dieu. Mais il n’est rien de tout çà. Il est tout simplement un homme comme vous et moi. Un homme devenu par sa foi agissante canal et instrument de la manifestation de la gloire de Dieu. Mais quel a été le parcours de cet homme?

Les évangiles de façon globale présentent Pierre comme un homme très impulsif. Il est celui qui prend l’initiative et pose des questions à Jésus ou prétend même lui donner des conseils. Parfois il s’attire des réprimandes de la part du maître. Pierre est le disciple qui a assisté et participé à plusieurs événements majeurs de la vie de Jésus (marcher sur l’eau, la transfiguration, l’arrestation de Jésus, son procès, puis sa passion). Mais de façon plus spécifiques nous allons suivre le parcours de Pierre à travers quelques passages de la bible.

Lc 5, 1-11: L’appel

Ce passage raconte l’épisode de la pêche miraculeuse à la suite duquel Jésus appelera les quatre premiers disciples. Pierre était l’un d’eux. Les premières paroles de Pierre en réponse à Jésus qui lui donnait l’ordre d’avancer en eau profonde et de jeter les filets pour la pêche furent ceci: «Maître, nous avons peiné toute une nuit sans rien prendre, mais sur ta parole je vais lâcher les filets» (Lc 5, 5). Obéissance et abandon total quand bien-même il n’y avait aucune garantie de réussite. La suite est que non seulement Pierre et ses compagnons réussiront à capturer une multitude de poissons mais ils laisseront tout pour suivre Jésus.

Toi mon frère, toi ma soeur ; combien de fois n’as-tu pas reçu l’appel du Seigneur? Combien de fois n’as-tu pas résisté à l’appel du Seigneur? Aujourd’hui le Seigneur t’appelle (à nouveau) et t’invite prendre la décision de tout laisser comme Pierre pour le suivre.

Jn 6, 67-69/Mt 16, 13-20: La confession de Pierre / Profession de foi de Pierre

« Seigneur, à qui irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle. Nous, nous croyons, et nous avons reconnu que tu es le Saint de Dieu » (Jn 6, 68-69); «Tu es le Christ, le Fils du Dieu Vivant » (Mt 13, 16)

Jesus venait de donner un grand enseignement sur l’Eucharistie (Jn 6, 22-59) et cela a scandalisé beaucoup de ses disciples. Cet enseignement était la minute de vérité pour tous ceux qui suivaient Jésus. Ce fut le moment à partir duquel les disciples commencèrent à le regarder différemment. Jésus leurs demandait de croire quelque chose de très difficile (manger sa “chair” et boire son “sang”). Beaucoup se sont donc éloignés de Jésus car ils ont écoutés seulement avec leurs oreilles de chair. Ces paroles de Jésus sur le pain céleste révèlent une réalité divine dont seul l’Esprit Saint peut donner l’intelligence qu’il faut pour croire et comprendre. Alors Jésus se tourna vers ces hommes qui recevraient un jour le pouvoir de le manifester à l’église comme une nourriture et leur demanda: « Voulez-vous partir, vous aussi? » (Jn 6, 67) Pierre prendra la parole au nom de tous les autres et dira « Seigneur, à qui irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle. Nous, nous croyons, et nous avons reconnu que tu es le Saint de Dieu » (Jn 6, 68-69). Ils ont cru et accepté l’enseignement de Jésus même s’ils ne comprenaient certainement pas ce qu’il disait.

Le passage de Mt 16, 13-20, va dans le même sens quand bien même les contextes different.

En harmonie avec l’enseignement et la foi de l’Eglise, chacun de nous doit pouvoir reprendre à son compte ces mots de Pierre. (Jn 6, 68-69); Mt 13, 16)

Toi qui veut apprehender toutes les vérités de la foi par la raison, aujourd’hui le Seigneur t’invite plutôt à t’ouvrir à l’Esprit Saint qui conduit dans la vérité toute entière (Jn 16, 13). St Augustin dira « Je crois pour mieux comprendre et je comprends pour mieux croire ».

Mt 16, 21-23: Première annonce de la Passion

À la lumière des deux points précédents, Pierre s’est montré obéissant, docile et ouvert aux voies de Dieu. Bref, il est le parfait exemple d’un disciple. Mais il a également des faiblesses. Ce passage de Mt 16, 21-23 où Jésus fait la première annonce de sa Passion en est une illustration. Après le moment crucial où les disciples par la voix de Pierre professent que Jésus est le Messie, l’Evangile par cette première annonce de la Passion de Jésus joint au rôle glorieux du Messie, le rôle douloureux du Serviteur souffrant. A cette annonce Pierre répondra « (…)Dieu t’en preserve, Seigneur! Non, cela ne t’arrivera point! » (Mt 16, 22). Pierre pensait bien faire. Mais en réalité il faisait obstacle à l’oeuvre du salut, devenant sans le savoir le suppôt de Satan lui même. On comprend alors cette réponse sévère de Jésus qui se retournant dit à Pierre « Passe derrière moi, Satan! Tu me fais obstacle, car tes pensées ne sont pas celles de Dieu mais celles des hommes. » (Mt 16, 23)
Ne nous arrive t-il pas de faire obstacle nous aussi à l’oeuvre de Dieu dans notre proper vie et dans la vie des autres? Ne nous arrive t-il pas de prendre nos propres pensées pour celles de Dieu? Ne nous arrive t-il pas de jouer la carte de la sécurité pour éviter de souffrir pour Jésus? Ne nous arrive t-il pas parfois sans le savoir de rendre grâce à Dieu après un acte de péché plutôt que de demander pardon? Ne nous arrive t-il pas de penser un peu trop à nous-mêmes et à nos intérêts?

Le Seigneur nous invite à la vigilance, au reniement de soi-même, et à prendre notre croix pour le suivre car « Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi la trouvera. » (Mt 16, 25)

Jn 13, 1-20: Le lavement des pieds

La question que nous pouvons nous poser à partir de ce passage est: pourquoi Pierre ne voulait pas que Jésus lui lave les pieds? En réalité dans la culture Juive, un juif (même esclave) ne peut pas laver les pieds à un autre juif quelque soit son statut. Alors, on comprend d’abord l’étonnement de Pierre qui dit « Seigneur, toi, me laver les pieds? » (Jn 13, 6) et ensuite son refus «Non, tu ne me laveras pas les pieds, jamais! » (Jn 13, 8). Mais lorsque Jésus va lui dire «Si je ne te lave pas, tu n’as pas de part avec moi. » (Jn 13, 8), Pierre va se laisser faire car il sait de quelle part parlait Jésus. Il savait qu’il était question de la vie éternelle. Il est désormais prêt à se laver non seulement les pieds mais aussi les mains et la tête.

Par ce geste, Jésus a enseigné et recommandé l’humilité à ses discilples. Alors où est ton humilité mon frère, ma soeur? Toi qui n’aime pas qu’on te manque de respect ou te marcher dessus impunément, où est ton humilité? Toi qui ne sait pas demander pardon après avoir fait du tort à ton prochain, où est ton humilité? Toi qui n’est jamais disponible pour le service de Dieu, où est ton humilité?

Lc 22, 54-62: Reniement et repentir de Pierre

Un autre episode de la vie de Pierre, c’est celui du reniement. Après avoir dit «Seigneur, je suis prêt à aller avec toi et en prison et à la mort» (Lc 22, 33), Pierre reniera par trois fois son maître exactement comme Jésus l’avais prédit: « je ne le connais pas. » (Lc 22, 57)
Pierre a toujours manifesté le plein désir de suivre Jésus, partout et en tout temps, mais il a par moment été rattrapé par la faiblesse humaine. C’est le cas de tout être humain, sauf qu’à la différence de Pierre, nous ne savons pas très souvent revenir vers le maître. Pierre a regretté amèrement son acte de reniement, nous dit les saintes écritures «Et sortant dehors, il pleura amèrement. » (Lc 22, 62). Bien-aimés du Seigneur, nous avons nous aussi d’une manière ou d’une autre renié Jésus en pensée, en parole, par action et par omission. Comme Pierre, pleurons amèrement nos fautes. N’ayons pas peur de recourir à la Divine Miséricorde de Dieu. Ne nous culpabilisons pas au point de douter du pardon de Dieu. Ce n’est pas une question de mérite mais plutôt une question de grâce.

Jn 21, 15-17 : La primauté de Pierre

Pierre a connu des hauts et des bas dans sa marche à la suite du Christ. Mais pour être à chaque fois revenu vers son Maître après ses moments de défaillance, il sera réhabilité et réinvesti dans sa mission de Pasteur. A trois reprises, Jésus demande à Pierre «Simon, fils de Jean, m’aimes-tu plus que ceux-ci? » et par trois fois Pierre professera son attachement à Jésus. A la triple profession d’attachement de Pierre, Jésus répond par une triple investiture: «Fais paître mes brebis». Jésus confie ainsi à Pierre le soin de régir en son nom le troupeau (Mt 16, 18; Lc 22, 31-32)

Dès lors, Pierre s’engagera pleinement dans l’exercise de sa foi pour la manifestation de la gloire de Dieu. La lecture du livre des Actes des Apôtres notamment les 15 premiers chapitres nous aidera à mieux méditer la figure de celui qui a été le chef de la première communauté chrétienne dans l’accomplissement de sa mission.

A chacun de nous, le Seigneur demande: «m’aimes-tu plus que ceux-ci? ». A chacun de nous, Jésus donne cet ordre aussi: «Fais paître mes brebis». Alors mon frère, ma soeur, où en es-tu dans ton engagement personnel? (« m’aimes-tu plus que ceux-ci? »). Où en es-tu dans ton engagement communautaire? (« Fais paître mes brebis»)

III- L’engagement personnel et communautaire

Après son investiture, Pierre fût un modèle pour le rayonnement de l’Eglise. Aujourd’hui il est considéré comme le prince des apôtres. Ainsi pour y arriver le chrétien doit rencontrer personnellement le Christ. Le frère Jean Pliya de vénérée mémoire dira «Un chrétien qui n’a pas rencontré Jésus a raté le rendez-vous le plus important de sa vie. ». Il doit avoir foi en la Parole de Dieu et dire comme l’apôtre Paul «Je sais en qui j’ai mis ma foi» (2Tm 1, 12). La foi est certaine, plus certaine que toute connaissance humaine, parce qu’elle se fonde sur la Parole même de Dieu, qui ne peut pas mentir. Certes, les vérités révélées peuvent paraître obscures à la raison et à l’expérience humaine, mais «la certitude que donne la lumière divine est plus grande que celle que donne la lumière de la raison naturelle ». «Dix mille difficultés ne font pas un seul doute » (CEC N° 157).

Il doit régulièrement confesser ses péchés et s’ouvrir à l’action de l’Esprit Saint dans sa vie.

Le chrétien doit persévérer dans la foi. Au sujet de la persévérance dans la foi, l’Eglise nous enseigne: La foi est un don gratuit que Dieu fait à l’homme. Ce don inestimable, nous pouvons le perdre ; S. Paul en avertit Timothée : « Combats le bon combat, possédant foi et bonne conscience ; pour s’en être affranchis, certains ont fait naufrage dans la foi » (1 Tm 1, 18-19). Pour vivre, croître et persévérer jusqu’à la fin dans la foi nous devons la nourrir par la Parole de Dieu ; nous devons implorer le Seigneur de l’augmenter ; elle doit «agir par la charité » (Ga 5, 6), être portée par l’espérance et être enracinée dans la foi de l’Église. (CEC N° 162)

L’engagement communautaire est le résultat de la qualité de notre relation avec Dieu. Plus nous l’aimons, plus le désir de le servir dans la communauté grandit. En communauté, le chrétien doit cultiver l’amour du prochain, car on ne peut prétendre aimer Dieu, qu’on ne voit pas et haïr notre prochain, qui vit constamment avec nous.

Pouvons-nous prétendre aimer le Seigneur si notre chrétienneté se résume à venir participer seulement aux assemblées de prière ou aux messes? Certainement pas!

Alors qu’est-ce qui t’empêche de donner un peu de ton temps au Seigneur? Qu’est-ce qui t’empêche de t’engager dans l’un des nombreux groupes qu’il y a ici à Emmaüs et de participer activement à leurs activités? Est-ce ton travail, tes études, le manque d’argent, la paresse, la déception, la tête des responsables, les soucis etc. Quelqu’en soit la raison, la question majeure à laquelle le Seigneur t’invite à répondre est « m’aimes-tu plus que tout ce qui t’empêche de paître mes brebis? »

L’engagement communautaire des fils et filles de Dieu est vitale pour l’Eglise et la mission à elle confiée. L’Archevêque de Cotonou, son Excellence Monseigneur Roger HOUNGBEDJI en a bien conscience. Cet extrait de sa lettre pastorale sur la bonne gouvernance en est une illustration parfaite: «Je voudrais nous inviter tous, à divers niveaux où nous sommes, à une sérieuse évaluation de notre manière de travailler ou de collaborer dans la Vigne du Seigneur. Dans notre diocèse, Vigne du Seigneur, l’immensité des besoins et l’insuffisance des moyens sont de plus en plus manifestes. Je voudrais solliciter à cet effet notre commune générosité. Notre Eglise-Famille a besoin de nous tous; nos paroisses ont besoin de la généreuse participation des fidèles laїcs. La Vigne du Seigneur, c’est “notre cause commune”. Ecoutons la voix de l’apôtre Paul: “de même que vous excellez en tout, foi, parole de science, empressement de toute nature, charité que nous vous avons communiquée, il vous faut aussi exceller en cette libéralité.” (2 Co 8, 7). C’est de cette libéralité qu’ont fait montre aussi bien les riches que la veuve qui mettaient leurs offrandes dans le trésor du Temple (cf. Lc 21, 1). De la veuve, le Christ fit l’éloge, car, elle y a mis tout ce qu’elle avait pour vivre (cf. Lc 21, 2-4). Faire des dons pour le Temple, c’est assurément un acte de foi en Dieu. L’Eglise étant notre famille, nous devons tous collaborer à subvenir à ses besoins. » (L’Intendant Fidèle et Avisé, n°19)

Conclusion

Bien-aimés du Seigneur, il y a de cela quelques années, tout baptisé que je suis, je me contentais simplement de venir participer aux assemblées de prière et de rentrer aussitôt la prière finie. Mais le Seigneur dans son grand amour m’a permis de répondre à son appel et de me décider à marcher à sa suite. Depuis lors, j’ai fait du chemin avec Lui aussi bien sur le plan personnel que communautaire. Il y a eu des hauts et des bas sur ce chemin. Mais dans mes moments de faiblesse, ces paroles de St Paul dans Romains 8, 31-39 me rassuraient de la présence de Dieu à mes cotés.

31 Que dirons-nous donc à l’égard de ces choses? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous? 32 Lui, qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui? 33 Qui accusera les élus de Dieu? C’est Dieu qui justifie! 34 Qui les condamnera? Christ est mort; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous! 35 Qui nous séparera de l’amour de Christ? Sera-ce la tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l’épée? 36 selon qu’il est écrit: C’est à cause de toi qu’on nous met à mort tout le jour, Qu’on nous regarde comme des brebis destinées à la boucherie. 37 Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. 38 Car j’ai l’assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, 39 ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur.

Que le Seigneur qui nous appelle lui-même à sa suite, nous donne la force et les armes nécessaires pour exercer notre foi et manifester sa gloire. AMEN!!!!!

Conduite par:

Frère Odilon et Frère Francis

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